Hôpital Vétérinaire Prévost

L’année du chat : 2011

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La vétérinaire Dre Élisabeth O’Brien, pratiquant en Ontario dans une clinique exclusivement féline, est la porte-parole d’une campagne de conscientisation du bien-être félin. En effet, 2011 est proclamé « L’année du chat ». Le but de cette sensibilisation est de redonner à notre bon minou ses lettres de noblesse. Malgré le fait qu’il trône au premier rang de popularité dans nos foyers, les soins voués aux chats demeurent irréguliers et moins nombreux en regard de son homologue canin. Les sondages sont clairs : le chat arrive bon deuxième après le chien lorsqu’il s’agit de veiller à ses soins préventifs (examen, vaccins, stérilisation). Un chat sur deux n’est pas stérilisé et ne le sera pas dans la prochaine année. Plus de 40% de ceux-ci n’ont pas été vaccinés depuis 4 ans ou ne le seront tout simplement jamais. Le nombre de chats perdus ou abandonnés est alarmant, mais correspond au fait que moins de 25% de ces derniers possèdent une manière permanente de les identifier (tatou ou micro puce). Et même lorsqu’il est malade, le chat est deux fois moins souvent présenté à un vétérinaire que dans le cas du chien. Pourquoi?

L’amour qui unit un propriétaire à son chat est très fort et je peux le constater à chaque jour. Je ne considère pas que c’est à un manque d’attachement envers son chat que l’on se doit d’attribuer  ces chiffres. Cependant, je me questionne sur la perception que certains propriétaires entretiennent par rapport au stress et à l’anxiété générés par une visite vétérinaire sur leur animal. Ces appréhensions sont-elles fondées? Je vous avoue que de plus en plus, les établissements vétérinaires sont sensibles et concernés par les besoins spécifiques des félins. Par exemple, de nombreux établissements dédient lors de leurs rénovations une salle d’attente à l’écart des chiens afin d’éviter le bruit et les odeurs stressantes. L’examen vétérinaire est adapté à la psychologie féline, diminuant l’intrusion du vétérinaire dans la « bulle » du chat. Les procédures techniques (prise de sang, contentions, radiographies) sont faites dans le respect et les limitations de chaque animal. Si une hospitalisation est requise, le chat sera évidemment gardé à l’écart des chiens et même, à l’écart des autres chats, s’ils deviennent une source de stress importante. Les compagnies pharmaceutiques innovent constamment et nous offrent des thérapies moins ardues à administrer à minou (injection à long terme, comprimé aromatisé), diminuant ainsi les traumatismes.

Les chats sont uniques et méritent la meilleure médecine qui soit. N’oubliez pas que minou est un être résistant et tolérant. Ne sous-estimez jamais sa capacité à accepter une situation nouvelle. Pour terminer, laissez-moi oser modifier un vieux dicton :

« Une pomme par jour nous gardera loin du médecin pour toujours »   par

« Un rendez-vous vétérinaire annuel à minou est gagnant et lui permettra un jour, peut être de fêter ses vingt ans  » !!!

Sur ces belles paroles, je vous souhaite à toutes et à tous de belles Fêtes. On se revoit en 2012.

Dre Valérie Desjardins

Hôpital vétérinaire Prévost